ASSOPIC

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samedi, 28 avril 2012

Pour mieux connaître le Lamalou

Dossier_Lamalou.pdf

mardi, 24 avril 2012

Rand'eau au Lamalou

Invitation_Lamalou_29_4_2012.doc


lundi, 30 janvier 2012

La concertation institutionnelle pronée par l'UE versus celle du SCOT

La concertation publique voulue par l'union Européenne est rarement suivie de faits sauf quand la commission nationale du débat public se saisit d'un projet.

Vous trouverez, ci dessous, en cliquant sur le lien,  les différents degrés de cette concertation qui pourraient permettre à nos élus d'enrichir leur réflexion par la participation plus ou moins importante donnée à la société civile et sachant qu'en dernier ressort, l'élu, et c'est son droit, arbitre et donc, décide.

On peut penser que le degrés 3 est un minimum à appliquer par respect pour le public, le degré 4 permettant l'implication forte de celui-ci mais demandant plus de ressources.

Pour la construction du PADD du SCOT  du grand Pic saint loup, nous en sommes restés au degré 2 sans jamais savoir la suite donnée aux remarques des associations, comme des services de l'état.  (voir article suivant: nos remarques au projet de PADD)

Nous vous laissons découvrir cette approche.... Bonne lecture      

       La concertation institutionnelle

vendredi, 27 janvier 2012

LE PADD du SCOT NOS REMARQUES...

SCOT - Spécial PADD

Vous trouverez, ci-après (en brun) les principaux chapitres et sous chapitres du Projet d'Aménagement et de Développement Durable du ScoT du Grand Pic Saint Loup (42 pages que vous pouvez consulter via le lien ci-dessous)

 ainsi que nos remarques (en bleu)

http://www.scot-picsaintloup.fr/index.php?option=com_phocadownload&view=category&id=6:dossiers-scot&Itemid=44

Que définit le PADD ?

Le Projet d‘Aménagement et de Développement Durable (PADD) du SCoT fixe les objectifs des politiques publiques d'urbanisme et de logement, des transports et des déplacements, d'implantation commerciale, d'équipements structurants, de développement économique, touristique et culturel, de développement des communications électroniques, de protection et de mise en valeur des espaces naturels, agricoles et forestiers et des paysages, de préservation des ressources naturelles, de lutte contre l'étalement urbain, de préservation et de remise en bon état des continuités écologiques.

Ce P.A.D.D est par conséquence, très détaillé et pourra être allégé par la suite en basculant certains paragraphes dans le D.O.G (Document d'Objectifs Généraux) afin qu’ils deviennent opposables aux tiers.

LE PROCESSUS DE « CO-CONSTRUCTION » DU PADD DU SCOT

Le préambule du PADD affirme que les Associations (société civile), au même titre que les élus et les représentants de l'Etat ont participé à la « co-construction » de celui-ci.

>> Nous exprimons notre désaccord total sur le terme de co-construction du PADD entre « les élus, techniciens et Personnes publiques associées mais également les membres de la société civile »

En effet, les Associations Agréées, représentant la société civile, ont été cantonnées dans un rôle strictement consultatif sans jamais avoir de retour, tout au long du processus, sur la prise en compte éventuelle, par le syndicat, de leurs remarques ou suggestions.

Par ailleurs, nous n'avons pas, non plus, eu connaissance d'un quelconque cahier de remarques ayant accompagné les expositions itinérantes du ScoT dans les localités et de réponses du syndicat aux questions ou remarques de celui-ci

>>  Charte de la concertation

Le fil rouge du ScoT défini par les élus est : LE MAINTIEN DE LA RURALITE sur le territoire

>> La question que se sont posés les élus est « comment maintenir ce caractère rural ? ».

Le PADD apporte des réponses concrètes, en matière de préservation des espaces naturels, du paysage et des ressources, en matière de développement urbain ou économique et en matière de déplacement dans une logique d’inciter à un nouveau mode de vie sur ce territoire, plus durable et cohérent avec ses sensibilités environnementales et ses valeurs rurales.

Ces réponses se déclinent sous la forme de quatre objectifs.

Objectif n°1 : Préserver les valeurs fondamentales qui font l’image du territoire…

PRESERVER LES ESPACES NATURELS STRUCTURANTS DU TERRITOIRE. (Zones Vertes et Bleues)

>> Sur ce point, nous avons déploré que le Projet ne retienne, en terme de réservoirs et corridors de bio-diversité, que les espaces couverts par un projet natura 2000, donc obligatoires, sans prendre en compte les zones couvertes par la ZNIEFF hautes garrigues du Montpelliérais surtout dans sa partie comprise entre Vacquières, Assas, Le triadou, Prades qui compte des zones importantes de protection des oiseaux et des terrains de chasse des grands rapaces.

>> Nous avions été assez critiques lors du diagnostic, sur les critères retenus pour la définition des zones de biodiversité. Nos remarques n'ont pas été retenues

PRESERVER LES ESPACES AGRICOLES DE VALEUR ET SUPPORTS D’UNE ACTIVITE IDENTITAIRE

>> Nous n'avons pas fait de remarques sur ce point qui vise à protéger au moins les terres à hautes valeurs (AOC, élevage) ou à capacité de diversification agricoles ...mais avons rappelé que c'étaient bien les terres agricoles qui sont urbanisées en priorité depuis 10 ans ou « urbanisables » dans les documents d'urbanismes locaux.

PRESERVER LES RESSOURCES NATURELLES, NOTAMMENT L’EAU EN DIVERSIFIANT ET SECURISANT L’APPROVISIONNEMENT

>> Nous avons rappelé (voir le chapitre démographie plus loin) que les ressources actuelles en eau potables étaient loin de permettre l'arrivée massive de 20500 habitants nouveaux et que la distribution de l'eau brute, via le projet AQUADomitia, ne permettrait que d'économiser de l'eau potable à condition de faire bénéficier de cette eau brute un grand nombre d'habitants actuels du territoire.

>> Ceci ne nous empêchant pas de nous poser des questions sur la qualité de cette eau brute (appelée à retourner dans les nappes phréatiques) via l'arrosage des zones agricoles, des golfs et des jardins particuliers ou municipaux.

MAINTENIR UN CADRE DE VIE DE QUALITE AUX HABITANTS DU TERRITOIRE EN LIMITANT LES NUISANCES ET POLLUTIONS

MAINTENIR LE PAYSAGE LOCAL ET EN PARTICULIER LES ELEMENTS QUI FORGENT SON IDENTITE :

>> Nous avons apprécié la volonté des élus de vouloir retrouver l'identité architecturale des villages ou bourg mais nous avons remarqué que, pour que ce souhait se transforme en réalité, des outils et guides d'urbanisme opposables au tiers ainsi que des chartes paysagères (incluant silhouettes de villages et signalétique) et architecturales (respect de l'identité architecturale des villages) devraient être mis en place

Objectif n°2 : Maitriser et profiter des effets de la croissance démographique

ANTICIPER LA CROISSANCE DU TERRITOIRE

>> La croissance démographique estimée par les élus pour les 20 prochaines années est de 20500 habitants ce qui fait +2,1% par an.

Ils ont additionné le nombre d'habitants qu'ils comptaient accueillir dans chacune des communes en fonction des surfaces déjà réservées pour l'urbanisation future.

>> L'INSEE prévoit, lui, une augmentation de la population limitée à 0,7% par an, soit, pour le territoire, 7000 habitants supplémentaires à l'horizon 2030

>> http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=1&ref_id=16968&page=chiffres/chi1008/herault.htm (tableau de l'INSEE)

Le problème a été pris à l'envers et la vision des élus aboutit à un besoin de surfaces urbanisables triple de celles découlant des prévisions INSEE

Nous pensons que cela fausse tout ce qui en découle: Urbanisation (logements, infrastructures, services), Emplois, etc...

LIMITER LA PRESSION FONCIERE SUR LES COMMUNES DU « SUD »…

REEQUILIBRER LE TERRITOIRE VERS LE NORD POUR EN AMELIORER LE FONCTIONNEMENT…

ET RENFORCER DES « POLARITES URBAINES » FORTES DANS UNE LOGIQUE DE « BASSINS DE PROXIMITE »

>> La volonté des élus est de découper le territoire en 3 bassins de vie autours des pôles principaux que sont St Gély, Saint Martin et Saint Mathieu, Malheureusement, l'étude n'a pas pris en compte le fait que certains pôles de commerces et services utilisés par des villages de la périphérie du territoire sont situés en dehors du territoire (Ganges pour les villages de la Buèges, Sommières pour les villages de l'est, Jacou pour les villages du Sud-Est.

L'amplification des pôles économiques (bourgs existants) ne fera donc que confirmer l'utilisation de ceux-ci par les villages alentour.

PROPOSER UNE REPARTITION DE LA POPULATION EN COHERENCE AVEC LE DEVELOPPEMENT DES BASSINS DE PROXIMITE

>> En dehors des chiffres globaux qui nous paraissent surévalués, nous n'avons pas de remarques particulière à formuler sur la volonté des élus à équilibrer les villages pour leur permettre d'acquérir un minimum d'autonomie de commerces ou services.

Il est à noter qu'il n'a nulle part été envisagé le regroupement de certains villages pour réduire les coûts administratifs, voire créer un nouveau pôle.

ADAPTER L’OFFRE DE LOGEMENTS SUR LE TERRITOIRE

« Le PADD du SCoT propose ainsi à l’horizon 2030 de développer son offre en matière de logements à caractère social de manière à ce qu’il représente à terme 8 % de son parc de logements total (aujourd'hui 2%). Il s’agit d’une ambition forte qui entraînera la création de 1780 logements à caractère social, soit 20% de la production nouvelle »

>> Nous avons fait remarquer que certains villages étaient plus en avance que d'autres en terme de logements dits sociaux et que les efforts devraient être répartis pour que d'autres rattrapent leur retard en allant au delà des 20% de la production nouvelle.

Nous souhaitons aussi que ces nouveaux logements sociaux soient répartis dans l'espace (mixité) afin de ne pas créer de ghettos en les concentrant dans des mêmes immeubles ou quartiers.

RENFORCER L’OFFRE D’EQUIPEMENTS ET SERVICES DU TERRITOIRE ET L’ORGANISER SUR LES POLARITES

ENCADRER LE DEVELOPPEMENT URBAIN EN COHERENCE AVEC LES PAYSAGES…

« Le PADD fixe l’objectif de mettre en place, dans le Document d’Orientations Générales, des niveaux de densité imposés aux projets de développement urbains futurs du territoire »

>> Là encore, des outils opposables, contraignant les documents d'urbanisme locaux et les chartes dont nous avons parlé plus haut doivent encadrer et structurer ce chapitre.

PROPOSER UN DEVELOPPEMENT URBAIN TENANT COMPTE DES RISQUES NATURELS (Inondations, feu, etc)

>> Nous avons recommandé que les plans de zonage des documents d'urbanisme de chaque village transcrivent clairement la volonté des élus du SCoT sur les contraintes en zones d'aléa.

Objectif n°3 : S’appuyer sur les potentialités du territoire pour asseoir le développement économique

STRUCTURER UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE QUALITE SUR LE TERRITOIRE

>> Nous n'avons pas vu de projet de création de Camping vert et de Parc de véhicules de loisirs intégrés au paysage et dynamisant l'économie résidentielle pendant 6 à 8 mois de l'année.

DEVELOPPER LE TISSU ECONOMIQUE POUR DEVELOPPER L’EMPLOI SUR LE TERRITOIRE ET LE RAPPROCHER DES BASSINS DE VIE.

>> Il n'a pas été identifié de grand projet économique (filière, pôle spécialisé, type d'activité tertiaire autour de pépites en développement) sur le territoire.

Nous avons rappelé que les zones d'activité économiques actuelles ou à créer devaient d'abord répondre aux critères des entreprises potentiellement candidates, être totalement intégrées au paysage, desservies par les transports en commun et installées à proximité des pôles résidentiels principaux

Objectif n°4 : Organiser la mobilité pour limiter les déplacements automobiles et faciliter le report modal

REDUIRE LES DISTANCES DE LA VIE QUOTIDIENNE EN TRAVAILLANT LA PROXIMITE…*

>> Nous avons fait remarquer que, contrairement à ce qui a été annoncé lors de la restitution du PADD, ce n'était pas 50% mais 74% des actifs du territoire qui travaillent hors de celui-ci. D'où la nécessité impérieuse d'attirer des entreprises sur le territoire.

ET EN DEVELOPPANT UNE OFFRE D’INFRASTRUCTURES MODES DOUX CONFORTABLES ET

SECURISEES POUR LES BESOINS QUOTIDIENS (SCOLAIRES, SERVICES, LOISIRS, EQUIPEMENTS…)

>> Au plan local, le développement des villages et bourgs a rarement créé des centre de vie mixant commerces de proximité et services publics et privés à équidistance des habitats et intégrant des parcs de stationnement adaptés. >> Il faut donc intégrer cette situation en terme de développement et de déplacement urbain pour y remédier.

ORGANISER UN DEVELOPPEMENT D’UNE OFFRE EN TRANSPORT EN COMMUN PLUS ATTRACTIVE ET EN LIEN AVEC LES TERRITOIRES VOISINS

>> Voilà bien, en préalable de la création d'un grand nombre d'emplois sur le territoire, le PRINCIPAL défi des prochaines années. Il est souhaitable que les luttes politiques intestines entre les grandes collectivités urbaines, départementales, régionales et locales s'effacent au profit de la population.

samedi, 25 juin 2011

Le territoire de l'HERAULT

Fruit d’un travail collaboratif entre les différents services de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, "Regard sur l’Hérault" a été réalisé dans l’idée de faire découvrir et comprendre les différents aspects territoriaux qui caractérisent le département de l’Hérault. Une approche thématique a été privilégiée pour mieux percevoir les enjeux départementaux et le rôle de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

Vous pouvez consulter le document sur le site internet de la DDTM

http://www.herault.equipement-agriculture.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=773

Bonne lecture,
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HERVE DURIF
Direction Départementale des Territoires et de la Mer de l'Hérault
Mission Connaissance Etude Prospective

jeudi, 2 juin 2011

Compte rendu du séminaire SCOT



SEMINAIRE SCOT DU Jeudi 12 Mai  à TEYRAN

 

COMPTE-RENDU

 

 

 

Ce séminaire réunissait environ 80 participants inscrits dont:

-  Les élus de (presque) toutes les communes: 42

-  Les personnes publiques associées ( DREAL, DDTM, CG34, SAGE, SDAGE, CCGPSL, ONF, agence de l'eau, CCI, SMEA, ) 20

-  3 personnes représentant les associations et la société civile: ASSOPIC.

-  Une dizaine de personnes des cabinets ayant élaboré les diags + 2 étudiants en agro-urbanisme territorial  

 

L’objectif du séminaire ne nous a pas été clairement présenté.

Son type de fonctionnement, en mode « boite à idées » ou « brainstorming », avait, nous semble t’il pour but, de s’approprier et partager les (grands) enjeux et objectifs tels que retenus par les ateliers thématiques et géographiques des élus et des P.P.A’s …   (auxquels nous n'étions pas invités et dont nous ne connaissions pas les conclusions !!!) et d’en définir les convergences et divergences

 

Nous avons donc travaillé sur des sujets qui nous étaient (un peu) imposés avec un fil rouge décidé par les élus:

MAINTENIR L’IDENTITE RURALE ET COMMENT? (sans définition de la ruralité)

 

Les thèmes des 5 ateliers successifs furent :

1  - La captation des enjeux retenus par le syndicat seul  par les participants.

2 - La vision, par les participants, de la structure (positive) de notre territoire projetée à 2030. (Exercice de créativité constructive)

3 - Les grands enjeux retenus (de mémoire) et leur déclinaison en sous-enjeux.

4 - La convergence ou la divergence de l’assemblée sur les grands enjeux retenus.

5 - Le dernier atelier devait permettre de traiter les points de divergences (ou points durs) de l’assemblée, CAD les sujets qui « fâchent ». ..  Il a été effleuré. (gommettes de couleur)

 

Les 5 ateliers étaient constitués, chacun, de 10 groupes d'environ 8 personnes, chaque personne changeant de groupe au cours des ateliers qui se sont succédés.

Certains sujets pouvant être  différents d’un groupe à l’autre, il nous est difficile de faire une synthèse complète.

 

Entre autres idées soulevées :

- Localisation de pôles de bassins de vie irrigant les villages alentours: St Gély-St Clément, Saint Martin de Londres, St Mathieu de Tréviers et à moindre niveau: Teyran et Claret ainsi que Combaillaux.

            Le développement démographique: Combien? où? et quels types d'habitat?

            >> Opposition développement démographique des pôles seuls ou de l’ensemble du bassin ?

- Le développement économique et les formes de travail

>> Sécuriser l'économie du territoire par une ouverture des filières innovantes en lien avec la qualité du cadre de vie (recherche, nouvelles technologies, médecine, …)

>> Tirer profit de l'accroissement démographique pour « renforcer » l'économie résidentielle;

>>  Améliorer le fonctionnement du tissu économique existant pour maintenir les activités en place et permettre leur développement

>> Définir la place pour une filière touristique « lucrative » et l'organiser

A noter qu’aucune étude n’a mis en valeur l’aspect central du territoire par rapport à des offres nombreuses et attractives situées à moins d’une heure de route. ( Cevennes, Nimes-Uzege, Camargue, St Guilhem, Grottes..) en plus des offres locales (packages + tourisme vert, canoë…)

>> Organiser l'offre commerciale sur le territoire en maintenant une interface"Sud" « attractive » et en travaillant la proximité au "Nord"

- Les transports, y compris doux, avec une carte dessinant les souhaits de développement pour les transports pendulaires vers la métropole mais qui ne tient pas compte de la ligne 5 du Tram.

- La préservation des paysages

- La préservation de terres agricoles.

>> Valoriser la filière agricole et permettre une diversification

>> L’idée de sanctuariser les terres les plus riches a été abordé alors qu’il avait été acté de protéger au moins 70% des terres (terres à haute valeur économique ou à fort potentiel de diversification)

>> Une réflexion sur un vrai projet d’agriculture (pour les agriculteurs) n’a été développée

            que dans la séance de « créativité » à 20 ans.

Pratiquement rien sur les trames vertes et bleues et la biodiversité.

Rien sur l’élevage, la réintroduction des ovins-caprins, sauf en atelier créativité 

Rien sur les capacités d’AEP

Rien sur les urbanisations de village et bourgs

Rien sur une Charte environnementale et paysagère permettant de traiter les silhouettes, signalétiques et architecture – identités urbaine des villages et bourg

 

En conclusion, nous sommes bien incapables d’affirmer ce qui va ressortir de tout cela comme grandes orientations du PADD car nous ne sommes pas partis des diagnostics mais des enjeux retenus et que certains thèmes qui pouvaient fâcher (trame verte et bleue, capacité d'accueil, grands projets, logements sociaux, PLH, agro-pastoralisme) ont été escamotés.

L’ambition des animateurs était fort louable à partir des sujets retenus mais le fait de n’avoir pas sous les yeux, en permanence, ces enjeux a fait s’égarer bon nombre de personnes. 

 

Par ailleurs, comme chacun d'entre nous participait à chaque fois à un travail d'atelier sur 10

(1 groupe sur 10),  Chaque vision est très parcellaire et c’est la raison pour laquelle nous nous y sommes mis à trois pour rédiger ce compte-rendu.

 

En points positifs, on peut dire que :

Notre hôte ainsi que la Présidente du syndicat mixte nous  ont remarquablement reçus…

Nous avons passé un excellent moment de rencontres qui permet de tisser ou renforcer des liens avec les élus, les PPA et de montrer notre présence positive.

Un animateur de bon niveau a rendu ces moments conviviaux…  bien que superficiels en terme d’efficacité. (il aurait été bon qu’a chaque groupe participe un animateur susceptible de « recadrer » la réflexion et en rédiger la synthèse)

Nous avons pu mesurer la difficulté de certains élus à réfléchir au niveau du territoire (et non de leur commune) et à rechercher des projets  ou une vision à 20 ou 30 ans dont l’intérêt général l’emporte sur les intérêts locaux particuliers.

 

En conséquence, nous attendons le résultat et la suite pour porter un jugement sur l'efficacité du travail des 80 personnes soit 500 heures de travail.

 

Il semble exister un consensus (mou) sur l'essentiel qui pourrait être la base d'un " credo " préliminaire au PADD. 

>> Une déclaration initiale en forme d'engagement nous semble indispensable pour éviter toute dérive ou dévoiement.

 

Nous n’avons, à ce jour, aucune information sur les conclusions de ce séminaire (compte-rendu - bilan, enjeux retenus - enjeux à approfondir, freins constatés), la suite de ces travaux en terme de programme ou ateliers, d’agenda et de participation future des uns et des autres.

Schéma de Cohérence Territoriale Pic Saint Loup

 

Schéma Territorial des

ESPACES AGRI-NATURELS

Remarques des ateliers citoyens ASSOPIC

 

SUR LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE  Trame Verte et Bleue

 -A- Les principes de la démarche ne sont pas présentés de manière explicite et claire. Elle apparaît donc complexe et un peu confuse.   Elle mériterait d’être expliquée plus simplement pour être à la portée de tous.

 -B- L’étude  ne tient pas compte des réservoirs de biodiversité contigus mais hors territoire, ce qui aurait permis d’anticiper les études inter SCoT futures, si elles ont lieu.

 -C- Sur la méthodologie retenue par rapport à la loi TVB 

 On s’attend à un schéma qui intègre des secteurs importants du territoire compte tenu du choix méthodologique.

 Quel est  l’intérêt du découpage en bassins « écogéographiques », puisque ce n’est pas repris par la suite? De plus la méthode de définition des unités écogéographiques et leur caractérisation écologique ne sont pas assez explicites.

Il a été dit que ce découpage servirait pour l’élaboration de la trame verte et bleue. Y aura-t-il une étude spécifique pour l’élaboration de cette trame?   Si c’est le cas, pourquoi ne pas préciser d’emblée comment cette trame va être élaborée, sur quels éléments et quels sont les besoins d’information ? Cela permettrait de mieux comprendre les choix méthodologiques.

Le critère de naturalité, retenu repose sur les « potentialités biologiques des milieux  Il est alors très surprenant que les milieux herbacés ouverts (prairies, pelouses) ne fassent pas partie du groupe à très forte naturalité. Ces milieux ouverts sont porteurs d’une biodiversité remarquable, et sont ceux qui sont parmi les plus menacés par les dynamiques territoriales actuelles..

-D-  Sur l’identification des continuités :

La carte des zones à enjeux régionaux et les documents réglementaires au sens du Grenelle ont servi de base pour la définition des réservoirs biologiques. Il est donc nécessaire de compléter cette approche en tenant compte de tous les espaces à enjeux, en particulier de la ZPS des hautes garrigues du Montpelliérais, dans son intégralité ainsi que des réservoirs de biodiversité  situés dans les zones SUD et EST du territoire.

 

Le territoire situé entre St Mathieu de Tréviers, Guzargues, Assas, Prades-le-Lez et le Triadou est  constitué de forêts méditerranéennes jeunes, de maquis et garrigues, d’espaces agricoles (vigne surtout), organisés en mosaïque, territoires de chasse de grands rapaces (ZPS) : ceci apparaît sur la carte p.61 (carte d’occupation du sol). Ce secteur est relativement peu « fragmenté ». Il est intégralement situé dans  la ZPS,  ce qui le situe théoriquement en réservoir de biodiversité. Or, il  n’apparaît pas sur les cartes des continuums. la ZPS a été tronquée à cet endroit) et donc sur la carte qui traite des corridors écologiques.

Remarques au fil du document :

 Zones de risque feu de forêt:

Le document ne reflète que l’état des PPR, et en particulier celui des PPRIF. Cependant le récent feu de Fontanès qui s’est terminé à Assas, après avoir traversé Ste Croix de Quintillargues, Saint Bauzille et Guzargues montre bien que la cartographie représentée ne permet pas une analyse significative des risques (enjeu+aléa) pour chaque zone urbanisée ou urbanisable au niveau du SCOT (Pas de PPRIF >> pas de risque ???)

 

Absence de continuums dans le secteur Sud : le fait de se limiter uniquement aux protections réglementaires tout en éliminant la ZPS (Natura 2000 – Directive « Oiseaux ») aboutit à ce résultat, très contestable. L’aménagement harmonieux du territoire ne peut se traduire par une absence d’identification des secteurs naturels ou semi-naturels dans le secteur sud. Les zones les plus favorables à la biodiversité doivent y être identifiées

Le choix de définition des corridors a été celui de les voir relier des continuums, plutôt que les réservoirs de biodiversité (espaces plus riches en biodiversité inclus dans les continuums).L’application des concepts de continuums et de corridors nous semble cependant assez incomplète, pour deux raisons importantes :

- d’une part, on aimerait savoir et voir combien de types de continuums ont été retenus : forestier, ouvert, semi-ouvert, agricole, humide….

- d’autre part, les paramètres retenus pour le choix des corridors nous semblent surprenants :

a) mosaïque de milieux suffisamment hétérogène et dense : on pourrait penser que cette mosaïque pourrait faire partie du continuum ;

b) topographie variée pour créer des cheminements de moindre effort : est-ce que cela veut dire qu’il ne peut y avoir de corridor dans une zone de plaine ?

 

 Zones construites

Il serait intéressant de voir sur la même carte les zones construites et les zones urbanisablesdéfinies dans les documents d’urbanisme.

 

Voies barrières à la biodiversité

La prise en compte du type de la voie (primaire, secondaire…) et de sa largeur ne nous semble pas adéquat. L’effet barrière d’une route dépend en effet principalement de son trafic, mesuré à travers le  trafic moyen journalier annuel. Il conviendrait donc de prendre en compte les TMJA, information détenue par le Conseil Général de l’Hérault. Une étude européenne (COST 341) a montré l’absence d’effet en dessous de 2500 véhicules/jour et un effet barrière complet au-dessus de 12.500 véhicules/jour. Entre les deux seuils, les animaux traversent encore mais de moins en moins finissent leur traversée. Il faut aussi prendre en compte les passages sous et sur les routes, praticables par certaines espèces. Par exemple les ponts, qui enjambent nos rivières de type méditerranéen, à faible débit ou à sec l’essentiel du temps et dont les berges peuvent alors être utilisées par la faune (hors périodes de crue).

 

Il serait intéressant de faire figurer de manière différenciée les continuums selon la nature des espaces : naturels, agricole,  réseau hydrographique ; les obstacles tels que routes, urbanisation présente et à venir, pourraient figurer sur la même carte, afin d’avoir une vision d’ensemble.

Les espaces « non fragmentés »   seraient ainsi mieux repérés.

EN CONCLUSION

Cette étude, qui affiche une forte ambition en se référant à des méthodes intégrant de nombreux paramètres, débouche sur un schéma des espaces agri naturels très minimaliste, éliminant dans sa présentation actuelle, les espaces naturels non protégés par la réglementation.

Compte tenu du fait que les « réservoirs de biodiversité » ont été largement sous-estimés dans certains secteurs de l’étude, elle doit être complétée à l’Est et au  Sud, particulièrement au niveau de  la ZPS des Hautes Garrigues du Montpellierais.

Enfin, dans sa partie sud, les zones de biodiversité non identifiées servent aussi de discontinuum à l’urbanisation de villages ou bourgs qui ont tendance à se rejoindre.

 

SUR L’AGRICULTURE

 Le réseau de l’ASA de CECELES ne figure pas sur cette carte

  L’eau brute, hors besoins des vignes, mériterait plus de développement (potentiel de diversification agricole: maraîchage, arboriculture… etc)

 Qui a défini les enjeux pour chaque commune?

 Nos recommandations 

-1- Il nous semble que la préservation et la mise en valeur du maximum de terres agricoles (potentiels économique et  de diversification) devrait guider les choix à réaliser nonobstant la « pression foncière » dont les critères ne nous ont pas convaincus.

 -2- La protection du bâti par rapport aux risques de feu de forêt devrait aussi alimenter la réflexion sur le développement de nouvelles terres agricoles diversifiées. (zones tampon)

 -3- L’analyse retenue  dans ce diagnostic ne peut s’affranchir d’une réflexion plus approfondie sur des perspectives de développement agricole qui tienne compte de l’ensemble des contraintes La définition d’un projet agricole est une démarche inséparable de ce travail de zonage territorial.

mardi, 5 avril 2011

Le Pic et l'Eau

Le pic et l'eau

La disponibilité en eau brute et potable est, selon des études récentes,  un des enjeux majeurs pour le futur du territoire du Pic Saint Loup. Alors que se développent les réseaux d’irrigation pour l’agriculture, la fourniture d’eau brute aux particuliers, et l'activité  touristique en période estivale, l’eau est une ressource dont les disponibilités ne sont pas inépuisables. Les études climatologiques mettent en évidence des modifications dans la répartition et l’importance des précipitations, impactant les productions agricoles, en particulier viticoles, du fait du réchauffement climatique.

L'Assopic, en partenariat avec l’association L’ENDRALHADA, organisent le samedi 16 avril de 14h00 à 16h30 à St Martin de Londres, salle des fêtes, une première conférence-débat sur les ressources locales en eau et la gestion de l’eau distribuée.

Deux chercheurs, Hervé Jourde, du laboratoire Hydrosciences de Montpellier, et Thierry Ruf, directeur de recherche en géographie humaine à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) aborderont ces questions, sur lesquelles portent leurs travaux, au niveau local et international.

Une exposition, « l’eau dans tous ses états »,  permettra au public de se familiariser avec  les phases de l’eau dans la vie de l’homme et  la nature. Le pot de l'amitié, offert en fin de séance, permettra de prolonger les débats.


dimanche, 5 septembre 2010

Vigne et incendie

                               Paysages à St Bauzille de Montmel après l'incendie du 30/08/2010

On constate que la vigne, dont on connait le rôle de coupe-feu, a permis de protéger des terres situées sous le vent par rapport à elle.

Elle constitue un rempart que les collectivités territoriales et les propriétaires forestiers seraient bien inspirés d'intégrer dans leurs schémas d'aménagement.

Le rôle des espaces agricoles en tant que pare-feu (champs et parcours entretenus grâce au pâturage) est particulièrement flagrant si on se promène dans  ce secteur.



lundi, 21 juin 2010

Le « Bristol Peak Oil Report »

Parlons un peu d'un autre pic !


Note de lecture de T. Caminel

(transmise à RACF)


Saviez-vous qu’on anticipe des émeutes de la faim, en ce début du 21 ° siècle, dans la 6e économie mondiale, et que des villes importantes estiment que les crises énergétiques à venir auront des conséquences locales majeures, et s'y préparent ? 

Cette note présente le « Bristol Peal Oil Report » [1],  un document officiel d’une ville anglaise de 430.000 habitants publié récemment.  Après une exposition du contexte de ce rapport,  son contenu est présenté sommairement, et l'on essaie ensuite de montrer les profondes différences d’appréciation de la situation énergétique mondiale entre le France et l’Angleterre.

Contexte

Anciens exportateurs d’hydrocarbures, les Britanniques voient leurs champs de pétrole et de gaz de la mer du Nord décliner depuis 10 ans. L’information concernant l’état des réserves de pétroles mondiales est largement relayée par la presse, alimentant le débat public, renforçant la lutte contre le réchauffement climatique

Au plus haut niveau sont écrits des rapports sur le ‘peak oil’ et ces possibles conséquences économiques et sociales [2]. Les Anglais investissent par ailleurs massivement dans des sources d’énergie non fossile (éolien offshore, nucléaire,…), dans les transports collectifs et vélos, etc. Ils ont introduit une taxe carbone, et prennent en compte le carbone contenu dans la commande publique.

Au niveau local se met en place un réseau de ‘villes en transition’ [3], regroupant plus d’un millier de villes, quartier ou district, destinés à renforcer la résilience de ces communautés, c'est-à-dire leur capacité à résister à un choc externe. Certaines sont de véritables laboratoires,  expérimentant des monnaies complémentaires, des cartes de rationnement ou de nouvelles techniques agricoles.

Bristol s’inscrit dans ce mouvement de ville en transition. La taille de la ville, son importance économique et la qualité de son rapport en font un bon exemple de ce qui se passe outre-Manche et du niveau de prise de conscience des problématiques énergétiques.

« Peak oil Report - Building a positive future for Bristol after Peak Oil »

Ce rapport de 100 pages, publié il y a quelques mois par le conseil municipal de Bristol, commence par expliquer en quoi le pétrole est important, et les raisons qui font qu’il va devenir de plus en plus rare et cher. Il cite les études de l'Agence Internationale de l’Énergie [4], des agences nationales, de Total, Shell ou Aramco, explique qu’il n’y pas d’alternative au pétrole disponible suffisamment rapidement, et rappelle le lien avec le réchauffement climatique.

Le rapport synthétise ensuite les vulnérabilités de Bristol au Peak Oil, telles que la hausse du prix des transports et de l’alimentation, les risques de ruptures en alimentation ou en médicaments, le ralentissement économique lié au renchérissement des matières premières et des transports, l’impact sur les services publics dépendant du pétrole (police, collecte des ordures, …) ou de son prix (chauffage des bâtiments, coûts des réparations,..), etc…

Le chapitre suivant étudie les possibles conséquences sociales, citant les exemples de paniques intervenus lors de précédentes ruptures d’approvisionnement, l’augmentation des inégalités, l’impact sur l’emploi (rappelant que chaque choc pétrolier a été suivi d’une augmentation du chômage), le resserrement du crédit (credit crunch).   Il cite le modèle de Ayres, qui lie l'évolution du  PIB au prix de l’énergie [5]. Le chapitre conclut par la nécessité d’augmenter la résilience de la ville au Peak Oil.

Le rapport traite ensuite des transports, notamment l’accès aux magasins et aux lieux de travail, l’efficacité énergétique des moyens de transport, l’importance des vélos, la très grande vulnérabilité du transport aérien. Suit une liste de propositions ambitieuses, mais globalement classiques.

Le chapitre suivant, concernant l’alimentation, rappelle l’importance du pétrole pour produire la nourriture (engrais, mécanisation, transport, stockage réfrigéré …)  et les risques importants de crise alimentaire. Il propose des actions telles que relocaliser les productions alimentaires, produire de la nourriture dans la ville, former les citoyens à produire et stocker les aliments, former les agriculteurs à des types de production moins dépendante du pétrole…

La vulnérabilité du système de santé à des coupures d’approvisionnement est ensuite analysée, ainsi que l’impact du prix de l’énergie.  Sont proposées entre autres une relocalisation des soins, une adaptation des pratiques médicales, l’information des citoyens.

Le chapitre suivant traite des services publics (police et pompiers ont besoin de pétrole, il en faut aussi pour le bitume ...) ,  l’impact de l’inflation et du prix du pétrole sur les ressources publiques, l’action sociale, le nombre de crimes et délits, … .  Bristol prévoit d’augmenter les surfaces maraichères, réduire l’énergie nécessaire à collecter et traiter les ordures,  préparer des procédures et des lieux d’accueils d’urgences (par exemple en cas de crash économique), constituer un stock de pétrole municipal,…

L’économie est le thème suivant, dans lequel les vulnérabilités de chaque secteur sont analysées, pour cause de pétrole cher, difficulté de transport et d’approvisionnement,resserrement du crédit, volatilité des prix, …. Parmi les actions proposées, notons l’introduction d’une monnaie locale, la relocalisation des approvisionnements, l’amélioration des transports publics.

Le dernier chapitre est consacré à la production et aux consommations d’énergie, par exemple l’énergie nécessaire à pomper et purifier l’eau potable. Parmi les actions, favoriser la sobriété énergétique et en eau, micro-génération à partir de biomasse, méthanisation des déchets, …

La 3e partie synthétise une centaine d’actions possibles pour minimiser les vulnérabilités de Bristol au peak oil, et les indicateurs pour suivre ces actions. Cette partie est pour l'essentiel traduite à la fin de cette note.

Le rapport est précédé d’un résumé pour décideur, et suivi d’annexes pédagogiques expliquant les problématiques énergétiques ( Peak Oil, énergies alternatives, ressources nationales) et présentant ce qui se fait ailleurs (notamment à Portland, USA).

‘Résilience’ versus ‘Développement Durable’

 

Ce rapport illustre la différence de niveau  de conscience de la réalité du pic de production du pétrole entre Britanniques et Français. En France par exemple les scénario de politique publique (transports, aménagement urbain ou  territorial …)  ne prend pas en compte explicitement l’hypothèse d’une hausse rapide du prix de l’énergie, pas plus que les plans climats territoriaux ne s’intéressent aux conséquences locales de la réduction des stocks d'hydrocarbures, qui est pourtant la contrepartie de l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Résilience’ d’un côté de la Manche, ‘développement durable’ de l’autre côté:  tandis que les Anglais estiment que les alternatives au pétrole sont loin d’être prêtes industriellement et se préparent à une ‘descente énergétique’ subie, nous  mettons beaucoup d'espoirs dans des révolutions technologiques à venir pour maintenir la croissance. Alors que nous planifions pour réduire vertueusement nos émissions de gaz à effet de serre, ils planifient pour assurer leur sécurité alimentaire et la survie du système social. 

Les britanniques et les villes en transition nous montrent qu'une démocratie peut se préparer à des changements profonds et des risques majeurs, en expliquant sans démagogie les contraintes aux citoyens, et en les impliquant pour maintenir l’essentiel.
En ces temps de célébration des relations franco-britanniques, nous devrions peut être nous inspirer de ce réalisme...


-- Thierry Caminel
    Ingénieur

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